Les Nomades Algériens à la découverte de la crique sauvage de Madagh

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Au pied du lycée Lotfi, 8 heures tapantes par un samedi matin, un groupe de jeunes s’active autour de deux bus de transport en attendant le signal de départ pour faire cap vers l’extrême Ouest de la Wilaya d’Oran, plus précisément vers Madagh, connue pour ses plages radieuses et sa forêt vierge. Après avoir emprunté une petite route étroite et sinueuse, les deux bus s’arrêtent au beau milieu de la route. L’aventure peut enfin commencer. Le groupe de jeunes s’enfonce alors, lentement mais sûrement, dans un enchevêtrement de sentiers pour découvrir, loin de la civilisation, une nature sauvage, faisant face à une mer paisible, résonnant au fond des âmes comme un appel à la baignade, loin du tumulte du quotidien. C’est alors que les pas se hâtent pour découvrir, après une marche de quelques kilomètres, l’objet de cette quête : une petite crique sauvage taillée partiellement dans la roche, protégée des assauts de la haute mer par une petite fente laissant passer une eau d’un bleu azur, des rochers parsemés ici et là et enfin, un perchoir naturel pour les plus téméraires.

A peine arrivés sur les lieux, les membres du groupe se pressent de trouver un petit coin à l’ombre en cette journée fort ensoleillée, avant de se jeter dans cette eau limpide. Puis viennent d’autres moments tels qu’escalader les rochers sauvages pour mieux apprécier le paysage, sauter depuis les nombreux perchoirs naturels et nager en présence de ses amis et se raconter des bribes de sa vie.

Comme dans la vie, toute bonne chose a une fin, il est 19 heures passées, l’heure du retour a sonné, les Nomades Algériens et leurs acolytes du jour sont exténués après avoir arpenté cette colline menant à cette petite crique sauvage, mais l’essentiel est là : le bonheur est au rendez-vous.

arslane HAMZA CHERIF