La randonnée du 14 Avril 2017

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The 14.04.17 Hike

We have been walking for five hours and no one seems worked up. Inhaling huge gulps of fresh air provided by the milliard trees around us in a stadium layout, making us feel like the players. The veins in my nostrils almost burst from lumps and lumps of fresh air that I keep pumping into my lungs.

‘’La forêt de la Vierge, Misserghin, Oran’’ a forest named after the statue of Virgin Mary laid by the French in the colonial era. It’s been fun to climb up and down the rocky terrain. Seeing trees so calmly set in their habitats. The foliage beneath giving color to the earth. The whole set up is mesmerizing. You can’t help but feel all your worries drift away.

Our guide Hela, was gentle enough to teach us about the various species of trees. The lavender for instance is one of the flowers well spread in the forest. Its purple flowers popping out on their thin tall stems draws your attention. It has so many uses from a beautiful fragrance to being taken as herbal tea and an antidepressant, just to name a few. There is plenty of pine trees which are some of the original species of the forest.

Hela narrates the history of the forest, the French habitation which is still visible to date. Along the forest are remains of ancient houses. Half fallen walls with partitions that seem to have been buried with time. Lying all along the road with trees on the inside. I was staring at this remarkable remains. What seems to have been an entrance to a church with ancient markings and décor still visible along the wall. It leads to a small room formed by a heap of soil with giant trees cropping above. ‘’This is where the statue used to be’’, Hela explained pointing to the small entrance where three cows laid so comfortably. Natural scents filled the air. Rejuvenating our energies and again, I felt the thrill of climbing a steep rock, the calmness on a short flat area walk and the fear of sliding on a steep drop but I keep walking. Looking back to take in the views one last time. It was simply beautiful.

 


 

Nous marchions depuis cinq heures and aucun ne semblait en ressentir le poids. De larges bouffées d’air frais inhalées nous étaient généreusement offertes par les quelques milliers d’arbres autour de nous, disposés tel un stade, nous donnant la sensation d’être des joueurs sur ce terrain naturel. Les veines de mes narines se dilataient et menaçaient d’imploser sous la pression des volumes massifs d’air frais qui gonflaient mes poumons.

« La forêt de la Vierge, Misserghin, Oran », une forêt nommée en l’honneur de la statue de la Vierge Marie, érigée là, durant l’ère coloniale Française. Cela a été une joie de gravir et descendre les nombreuses collines de ce terrain rocailleux. Une joie d’admirer ces arbres si calmes au sein de leur environnement propre. Le feuillage sous nos pieds pigmentait la terre d’une belle couleur. Le décor ainsi planté était fascinant. Vous ne pouvez pas vous empêcher de ressentir toutes vos préoccupations s’envoler comme feuilles au vent.

Notre guide, Hela, a été aimable, nous enseignant généreusement son savoir au sujet des différentes espèces composant cette flore. La lavande, par exemple, est une des fleurs largement répandues dans cette forêt. Ses fleurs violettes émergeant de leurs minces et longues tiges happent votre attention. Cette plante offre plusieurs usages, allant du subtil parfum à son utilisation dans un thé aux herbes, ou comme antidépresseur. Il y aussi autour de nous plusieurs pins qui font partie des espèces endémiques de cette forêt.

Hela nous raconte l’histoire de cette forêt, relatant les anecdotes au sujet des quelques habitations datant de l’ère française qui sont toujours visibles. Tout le long de la forêt, se trouvent les restes d’anciennes maisons. Des murs à demi écroulés, morcelés, que le temps et la mémoire ont abandonné. Ils se dressent le long du sentier, des arbres en leur sein. J’ai pris le temps d’observer ces ruines remarquables, dont ce qui semblait être l’entrée d’une église, avec d’anciennes inscriptions et un décor qui y étaient encore visibles. Cette entrée mène vers une petite chambre, formée d’un monticule de terre, et de branches d’arbres en guise de plafond. « C’est ici que la statue se trouvait auparavant », nous explique Hela en désignant la petite entrée près de laquelle trois vaches se reposaient si confortablement. Des senteurs naturelles imprégnaient l’air, ravivant nos énergies, et une nouvelle fois, je sentis le frisson de joie à l’idée de grimper cette roche escarpée, le calme d’un sentier plat et la peur de glisser d’un escarpement mais je continue de marcher. Regardant une dernière fois la vue qui s’offre à moi. C’était simplement beau.
Evah Wangari

Genric