Expression du patrimoine immatériel par l’art

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C’est au soir du jeudi 22 juin au café le Set Tennis Club que s’est tenue un café artistique reprenant le thème des arènes d’Oran organisé par la section Culture et Citoyenneté de l’association « Les Nomades Algériens ».

Cette représentation a pu se faire grâce à un travail de longue haleine avec de parfait amateurs accompagnés durant 3 jours d’atelier littéraire par Lilia Bellale et 7 jours de théâtre (écriture théâtrale, initiation au jeu de scène ainsi que des répétition) assuré aux 5 participants par le comédien et membre de l’association Les Nomades Algériens Zinou Smain.

Il en est sortie en premier lieu un récit littéraire écrit par Ilies Youcef, narrant la découverte de la tauromachie par un jeune algérien dans les années 1954 non pas en temps que spectateur mais qu’acteur dans l’arène par un heureux hasard, tel un fantasme illustrant l’impossibilité des arabes en ce temps d’y pénétrer en temps que torero. Ce fabuleux texte a été la base sur laquelle, le metteur en scène de la pièce Zinou ainsi que ses comédiens, ont imaginé une histoire dramatique dans le fond, jouée avec beaucoup d’humour et de dérision. Après ce court moment de préparation, était venu le moment de présenter le fruit de ce travail. Zinou dans le rôle du conteur a été le chef d’orchestre apportant un support aux 5 comédiens jouant les différentes scènes, afin de raconter aux spectateurs l’histoire d’une amitié entre un jeune Algérien et un Espagnol dont la famille habitait Oran dans les années 50, dans une atmosphère musicale interprétée par Ilyes Benaouadj qui enchaîna habilement à la guitare des rythmes flamenco et des balades romantiques selon le tableau joué, transportant ainsi ses notes au rang d’acteur.

La pièce était le cœur du café artistique, mais elle fut introduite par des boukalet lues au public pour semer des indices sur l’histoire qui allait venir clôturer le café, la littérature a été aussi au rendez-vous avec des lectures ; d’un livre reprenant le quotidien d’un matador lu par un des comédiens amateurs Wassim Bouchia et du recit de Ilies Youcef par lui même.

Cette aventures artistique mêlant musique, théâtre et littérature fut possible grâce au soutient de l’Institut Cervantès d’Oran qui a offert les espaces de répétitions et a soutenu l’Association dans chaque pas de son projet.

Amira GHAZI

Genric