Des architectures et une ville

Lire l’article sans distraction

Ce Samedi 21 Mai s’est tenue la seconde conférence organisée dans le cadre des activités du mois du patrimoine par l’association, intitulée « L’architecture d’Oran : entre hier et aujourd’hui » et qui avait pour thème la richesse architecturale de la ville. Cette intervention a été animée par Mme. Najet MOUAZIZ-BOUCHENTOUF, architecte, maître de conférences et chargée de cours à l’Université des Sciences et Technologies d’Oran.

Afin de parler de cette diversité architecturale, l’intervenante a d’abord présenté un bref historique de la ville d’Oran avec les nombreuses dynasties/colonisations qui s’y sont succédées, depuis les Omeyyades jusqu’à la colonisation française. Ces passages ont alors façonné et laissé une trace palpable dans notre paysage bâti.

Pour mieux apprécier cette stratification architecturale due aux époques de constructions différentes, la promenade proposée par la projection de Mme. MOUAZIZ nous a emmené depuis le vieil Oran et sa Casbah jusqu’à arriver à la périphérie de la ville et ses tours de béton. Mais entre ces deux points, la conférencière a mis l’accent sur les immeubles de l’actuel centre-ville d’Oran.

A travers des photos, un questionnement a surgi sur l’évolution des deux styles architecturaux dominants, à savoir le néoclassique et le moderne. Ces deux derniers se juxtaposent et se superposent dans de nombreuses bâtisses. Leur modénature riche par moments, sobre par d’autres trompent le fanatique sur leur réelle époque de construction.

Un débat animé a succédé à cette intervention autour de l’identité architecturale oranaise, le devenir du patrimoine du vieil Oran mais aussi la recherche de cette qualité architecturale dans les constructions contemporaines.

A la fin de son intervention, Mme. MOUAZIZ a lancé un appel aux étudiants en architecture, architectes ou simplement les amoureux de cette ville et de son histoire, afin de répertorier toute cette richesse architecturale pour en faire une référence propre à Oran. Connaître l’histoire de ces pierres, fait partie de notre mémoire à tous.

Amina Louiza LACHEHEB

Genric